Alors que l’on apprend la mise aux arrêts de Laurent Gbagbo par les troupes françaises sous « mandat ONU » afin d’être livré aux forces d’Alassane Ouattara, il faut entrevoir les conséquences de l’utilisation des forces françaises dans ce conflit.
Loin de protéger la population, les forces françaises ont principalement protéger leurs ressortissants, c’est-à-dire leurs immigrés et faciliter la prise de pouvoir d’Alassane Ouattara. Que l’on soit pro ou anti l’un ou l’autre, il est évident que les forces françaises n’étaient pas présentes pour les beaux yeux des ivoiriens… Pas d’uranium appauvri comme en Lybie mais aucune aide humanitaire envers les habitants allogènes.
Ce pays ne sortira pas de cette guerre civile grâce à l’évincement de Laurent Gbagbo, le nationalisme va être renforcé à cause de l’intervention des forces françaises. Une armée étrangère, qu’elle agisse pour le bien ou non des gens reste une armée étrangère et ne peut avoir comme responsabilité de trancher un problème interne à un état. Dans toute l’Afrique et ailleurs, le message à été reçu, la France est devenue sous la présidence Sarkoziste un pays prédateur n’ayant rien à envier à l’empire.
C’est en cela que Sarkozy a déjà perdu cette bataille, celle de la légitimité. Gbagbo a résisté pendant très longtemps, il ne s’est pas enfui et n’a pas non plus exfiltré sa famille… Il n’a pas varié son discours durant des mois et que l’on partage ou non ses arguments, c’était lui qui portait les habits de président. Il n’aurait jamais du être déposé par les armées de son ancien colonisateur. C’est un crime contre la côte d’Ivoire que d’avoir ravi l’histoire à son peuple.
Qu’elle se fasse dans le sang ou non, l’histoire n’appartient qu’au peuple. Ne pas respecter cette dimension c’est mettre un peuple en esclavage. Nous verrons certainement cette pente se confirmer puisque l’on parle déjà d’une cour de justice internationale pour juger l’ex président. C’est aux institutions nationales de trancher, ceux qui croient que la loi internationale peut les aider feignent de croire que ces lois n’ont pas été produites nationalement avant d’être appliqués à d’autres…